22 avril 2009
Les vacances, c'est pas du cinema
Les Midi Pyrénées crèvent l'écran
Grandiose...Époustouflant...Carrément phénoménal...Ce ne sont pas les mots qui me manquent pour commenter ma découverte de la campagne de valorisation de ses grands sites touristiques de la région Midi-Pyrénées. Faut dire aussi qu'il y a de quoi rester le cul collé à sa chaise avec des images, un son et une mise en scène dignes du septième art.
Les vidéos visibles sur le site Internet Grands sites de Midi Pyrénées sont on ne peut plus convaincantes: je met ma main à couper que vous serez pris d'une irrésistible envie de partir à la découverte de ces petits coins qui sentent bon le sud ouest. J'espère d'ailleurs que la vidéo du Pic du midi donnera quelques idées à mon sherpa attitré afin qu'il pense à préparer le terrain pour une prochaine sortie montagne. A condition bien entendu qu'il n'oublie pas de rester à ma hauteur...
La Gironde s'y met aussi
Ceci vu, il faut croire qu'en ces temps d'incertitude économique, rien n'est trop beau pour aguicher le touriste en goguette. C'est ainsi que le conseil général de Gironde met les charmes du département en va
leur à travers la campagne "En Gironde, a chacun son point G". Outre un jeu de mot pour ainsi dire très recherché, cette campagne fait de l'internaute lambda son acteur principal en lui offrant la possibilité de positionner son point G sur le site www.trouvezvotrepointg.com. Chacun d'entre nous peut ainsi placer un curseur sur un lieu qui lui tient à cœur et en décrire ses attraits. Séduit par l'idée de cette carte touristique collaborative, je me suis laissé tenté par une courte description de la place Calixte Camelle, celle là même où mon petit fait ses gammes de sportif imbécile. Et si j'ai bien l'intention d'y décrire mes coins pour courir, je vais quand même veiller à ne pas rester trop longtemps sur ce genre de sites. Parce que ce serait vraiment trop naze de passer des vacances virtuelles...
22 mars 2009
Gagner 15 euros (assez) facilement
Bin ouais je sais, c'est pas très fin. J'aurais pu mettre un peu de poésie pour fêter l'arrivée du printemps. La campagne qui reverdit, la sève qui monte, les jeunes filles en fleurs...:c'est pas les idées qui manquent avec ces superbes rayons de soleil qui te transforment un Jabato en beach boy.
A la rigueur, j'aurais même pu vous raconter qu'en bon doryphore bordelais, je me suis délecté d'avoir vu de mes propres yeux l'Union Bordeaux Bègles croquer une Section Paloise jusque là inviolée sur son terrain (22-27). Et ce, au nez et à la barbe d'un Portos qui ne croyait pas si bien faire en me payant un café au Bar des sports de Navarrenx le matin même. "A la section, ils ont un trou du cul grand comme ça" que j'ai entendu dire en référence à leur invicibilité domestique. Sacrés béarnais qui auront attendu le 21 mars et l'arrivée du printemps pour se faire mettre par de "vulgaires" bordelais. Et après tout ça, qu'on ne vienne pas me les briser si je parle comme une marchande à la charrette de la rue Elie Gintrac...
Et puis ceux qui me connaissent se doutent bien que je n'allais pas garder plus longtemps sous le coude cette photo ramenée d'une ballade dominicale sur le bassin d'Arcachon. Ça c'est du commerçant et lui au moins il sait comment faire pour occuper le terrain. Si ça peut donner des idées à certains...
Allez j'arrête mes conneries, parce qu'après le chemin de Tirecul, je sens que ce blog commence à partir en couilles. A partir de maintenant, je vais essayer de faire bonne figure comme Andiamo, un des personnages hauts en couleur du superbe blog collectif Blogborygmes, qui nous assure qu'(il) j'arrête la gaudriole. Foi de bordelais.
14 mars 2009
Du bon vieux rugby à papa
Belle affiche de pro D2 ce soir au stade Musard où l'Union Bordeaux Bègles reçoit le Tarbes Pyrénées Rugby. Pour sûr que ces deux, pour ne pas dire trois, clubs qui totalisent 11 titres de champion de France aimeraient retrouver leur lustre passé. De ce temps pas si lointain où la logique économique laissait encore un peu de place aux batailles de clochers entre des clubs de villes moyennes. Faut dire aussi que le Stadoceste Tarbais contre le C.A. Bèglais, ça avait de la gueule et ça devait rarement faire dans la dentelle.
Et ce n'est pas l'ambition qui semble manquer aux dirigeants actuels de l'union bordelaise dans un contexte historique et économique pas si évident que cela. En tout cas, on ne peut pas leur reprocher le dynamisme de leur projet et encore moins de vouloir faire (re)venir les bordelais au stade. Parce que s'ils annoncent une collecte de sang dans l'enceinte même du stade, là franchement, je dis chapeau messieurs. Tant qu'à se mettre sur la gueule, autant que cela soit utile...
24 novembre 2008
Les (z)héros sont fatigués
Du vrai cross
Je n'ai pas trouvé meilleur titre à cet article pour résumer le sentiment qui prédomine au lendemain du cross de Cenon Palmer. Il faut dire aussi qu'entre un Jabato certainement mieux préparé et, surtout, équipé pour la chasse et une petite nature qui se remet d'une quinzaine souffreteuse, le duel s'annonçait beaucoup moins volcanique qu'annoncé sur la ligne de départ. D'autant plus que la grisaille ambiante et le maigre peloton d'une trentaine de coureurs ne risquait pas d'électriser les débats.
Qu'à cela ne tienne, au coup de feu le naturel reprenait le dessus et chacun de nous deux s'empressait de placer ses pions. En un mot comme en cent, j'ai fait en sorte de ne pas partir trop lentement pour mettre un chouïa de pression sur le Jabato. Mais cela ne semblait pas trop l'impressionner puisque je sentais le souffle chaud de ce cochon de sanglier sur mes chaussettes. Tant et si bien qu'au bout de cinq minutes, j'ai bien eu peur que le duel tourne très rapidement en ma défaveur mais visiblement, il n'était pas non plus dans un grand jour. A l'arrivée, à peine un peu plus d'une minute et 4 places (6ème et 10ème) nous séparait après 9100 m. Mais un même constat: superbe parcours sans une once de plat où il faut gérer son effort pour ne pas exploser. Avec la grande satisfaction d'avoir pris du plaisir alors que rien ne nous y engageait. Et comme je suis un petit peu narcissique, je me suis amusé à faire un petit découpage photo qui résume bien ce grand moment d'anthologie sportive. Oh que j'aime ça de voir le Jabato en arrière plan..
Prends en donc de la graine de sportive !
Si on a coutume de dire que c'est dans la défaite qu'on reconnaît les champions, ce n'est pas les graines de sportives qui vont faire démentir cet adage. Pour les ignares et autres incultes du calendrier sportif, la course en escarpins se déroulait ce vendredi 21 novembre. Et non contentes d'avoir été éliminées d'entrée de la façon la plus cruelle qu'il soit, nos pouliches n'ont pas oublié de prendre du plaisir et de profiter de ce moment à sa juste valeur. Au contraire semblerait-il de certaines de leur adversaires... J'en profite pour les remercier pour nous "avoir fait rêver" et, surtout, pour avoir parlé de nous comme '"un blog de garçons" dans un récent billet (Jour J. Angoisse intense). Aussi, j'ai pensé qu'elles ne m'en voudront pas d'avoir recopié la vidéo de leur course:
Video: Graine de sportive.
Illustrations: Michel et Bernard (alias Don Quichotte 33 )
21 novembre 2008
Un après midi au champ de course
Après avoir testé le confort d'une palombière, je continue mon retour à la terre avec cette fois ci un petit détour à l'hippodrome.
Turfiste refoulé
A force de lire un peu tout et n'importe quoi dans Sud-Ouest, j'ai fini par prendre l'habitude de m'attarder de temps à autre sur les pages hippiques. C'est que certains week-end, je fais une analyse minutieuse de la grande course du jour, diffusée en clair sur Canal +. J'accouche alors d'un pronostic pour mieux vibrer devant ma petite lucarne, sans pour autant avoir misé le moindre centime. Je ne suis pas bien fort à ce jeu aussi futile qu'idiot mais cela a le don de m'amuser.
Et il m'a suffit de lire un article relatant une campagne de promotion des hippodromes pour me mettre la puce à l'oreille. Pourquoi ne pas aller y jeter un œil, histoire de ne pas mourir idiot (qu'est ce que je ne ferais pas pour cela...). Et comme les chevaux sont toujours une idée sympa de ballade en famille, les 15 minutes de voiture nous séparant de l'hippodrome de Bordeaux-Le Bouscat ont été vite avalés.
La découverte
Arrivés à bon port, j'ai trouvé le cadre somme toute assez classique, pas bien différent en tout cas d'un stade de foot. Un petit tour aux écuries s'impose derechef devant l'excitation du petit. Manifestement, au vu de l'effervescence qu'il y règne, une course va bientôt démarrer. Les jockeys s'apprêtent, les chevaux sont attelés. Puis tout ce petit monde se dirige vers le rond de présentation. Un petit tour devant une armada de parieurs qui noircissent scrupuleusement leur journaux et ils prennent la direction du champ de course. A première vue, nous ne sommes plus devant Canal Plus mais plus sûrement devant une course de niveau régional. En effet, beaucoup de jockeys ne sont plus tout jeunes et surtout bien moins affutés.
Première mise
Le speaker annonce l'imminence du départ de la prochaine course, ce à quoi s'ensuit une ruée vers les tribunes. Nous n'avons rien trouvé de mieux à faire que de suivre le mouvement pour nous retrouver dans la salle des paris. Des télés partout, des guichets et des dames pour enregistrer vos mises, des files d'attente bien alignées mais quelque peu volages. Avec Béa, on se regarde, on se tâte pour finir par se munir du journal de la réunion, mis à la disposition de tous. Renseignement pris, il reste deux courses aux programmes, du trot attelé. Et comme on y comprend rien aux paris, Béa finit par prendre son courage à deux mains pour aller demander conseil à un type assez sûr de son affaire. Tellement sûr que quand elle revient, elle m'annonce qu'il lui a conseillé de faire un trio...
Après une rapide concertation, nous décidons de tenter l'aventure, un peu de folie dans notre quotidien ne nous feras pas grand mal. Va pour un trio et une mise de deux euros. Pour ceux qui auraient mal compris, pour réussir un trio il faut que les trois canassons cités arrivent dans les trois premiers, peu importe l'ordre. C'est donc avec beaucoup d'excitation que nous prenons place dans les tribunes.
Première course
On ne voit pas bien les numéros des chevaux mais cela nous importe peu, l'ambiance est là. On sent bien le stress du jeu envahir les gradins et les émotions sont bien plus vivantes qu'à la télévision. J'en veux pour preuve deux mamies bien mises installées non loin de nous. Visiblement, elles sont venues jouer entre copines. Comme toute mamie qui se respecte, elles adressent des sourires de madones au petit. Mais une fois dans la course, le petit peut aller se rhabiller, le diable semble les posséder. Et à l'amorce de la dernière ligne droite, ça ne rigole plus. La tension est forte et les acclamations vont crescendo jusqu'à la ligne d'arrivée.
Deux de nos chevaux finissent dans les trois premiers. Mais ça ne le fait pas, il en faut trois et cela nous rapporte rien. Et dire que si le troisième n'aurait pas fait le con, nous aurions pu en espérer un peu plus de 200 euros de gains...En tout cas, cela confirme nos impressions. La plupart des favoris annoncés se sont retrouvés devant et le niveau semble bien moins resserré que sur Canal Plus.
Une autre, juste pour se refaire
Qu'à cela ne tienne, retour au rond central pour étudier de plus près la dernière course au programme. Cette fois ci, Béa se décide pour un couplé placé où les deux chevaux misés doivent finir dans les trois premiers. Puis au dernier moment, je me décide à tenter un coup pour augmenter nos chances. J'annonce un 2 sur 4 à la guichetière avec le numéro de mes 4 chevaux. Le seul hic, c'est qu'elle m'informe que ce n'est pas possible sur cette course. Je me sens un petit peu con, d'autant plus qu'il y a du monde derrière moi...
"- Bin... euh.... je vais faire un couplé placé..."
Retour aux tribunes, le départ est imminent. Béa est impatiente de savoir:
"- Alors, t'as joué quoi?
- Bin finalement, j'ai fait un couplé placé sur le 2 et le 8
- Mais t'es débile! t'as fait la même chose que moi..."
La course commence. Au premier tour, je rentre à fond dans la course, et pour cause: le 2 et le 8 sont aux trois premières places. Mais j'ai vite déchanté: si le 8 a gagné la course, le 2 s'est fait oublier dans les profondeurs du classement. Je me suis consolé en me disant que de toute manière, cela ne m'aurais rapporté que 7 euros de gains.
Couçi couça
Une fois de plus, je crois que je suis bien content d'être venu. Aller aux courses, c'est une occasion comme une autre d'emmener les enfants voir les chevaux et de plus, ça distrait toute la famille. Mais en même temps, je pense que je ne risque pas non plus de devenir un habitué. Quelque part, on ressent bien cet espèce d'ambiance malsaine qui règne autour des jeux d'argent. Je n'ai rien contre les turfistes, il sont tout ce qu'il y a de plus banal, ils forment même un mélange populo-bourgeois qui a son charme. Mais je crois bien que jouer de l'argent, on aime ou on aime pas. Et moi, j'aime pas longtemps...
Je dis ça mais pas plus tard que tout à l'heure, je suis descendu chercher Sud-Ouest et en revenant, je suis passé devant le bar PMU de la Benauge. Devant l'animation qui y regnait, l'espace d'un instant, j'ai eu envie de m'arréter boire un demi et me faire une grille. Si c'est pas malin ça...
Illustration "Hippodrome", Infinite_pi sous licence Creative commons
18 novembre 2008
Du cross à Cenon Palmer
Dimanche 23 novembre prochain se déroulera le cross de l'U.S.C.R.D. au parc Palmer de Cenon. Bien que ce ne soit pas une grande découverte pour le coureur bordelais, je profite de cette occasion pour continuer le petit tour d'horizon de mes coins pour courir.
Accessible mais gare aux heures de pointe
Et voilà un troisième parc "rive droitier" qui se situe à moins de 15 minutes du centre ville de Bordeaux (cf. itinéraire), à condition toujours de préférer le pont saint jean au pont de pierre à l'heure de la débauche. Outre le fait qu'il se trouve à moins de 5 minutes de la sortie 26 de la rocade, il est de plus desservi par le tram A (arrêts Buttinière ou Palmer).
De la verdure et des côtes
Ce parc de 20 hectares situé en surplomb de l'agglomération bordelaise a subit ces dernières années un sérieux relooking. Par bonheur, il aura surtout mis en valeur le panorama qu'il offre sur le port de la lune. Mais il est surtout connu de tous les coureurs de la région pour être un véritable "spot" pour les séances de sprint en côtes, si importantes dans la préparation hivernale. C'est ainsi que de nombreux groupes d'entrainement s'y croisent en ce moment sur cette belle et longue côte d'environ 250 mètres, bien régulière et sur herbe.
Plus généralement, un coureur y trouvera son bonheur pour des footings vallonnés et du fartlek sur des pelouses et des chemins de terre. Il est préférable toutefois d'avoir un minimum d'entraînement dans les jambes pour tirer bénéfice de ce terrain de jeu. C'est qu'il est très difficile d'y rencontrer une portion de plat et pour tout dire, même le terrain de rugby a une fâcheuse tendance à pencher...
Place au cross
Pour en revenir à l'actualité immédiate, le cross du parc Palmer se déroulera dimanche prochain. Le tracé sur le plan ci dessus reproduit dans ses grandes lignes le parcours de la grande boucle. Au risque de me répéter, c'est un parcours assez usant, surtout pour des organismes pas encore vraiment au point pour courir dans les labours en ce début de saison. C'est sûr, ce n'est pas le tourmalet et il y a beaucoup de possibilités de se "refaire la cerise" dans les descentes. Mais alterner incessamment d'une part des passages rapides avec des passages techniques et d'autre part, des montées et des descentes, ça n'incite pas à préserver son réservoir.
Concernant toutes les informations relatives à la course, je vous invite également à aller voir les pages du cross sur le site de l'U.S.C.R.D. Mais ce qui, à mon humble avis, vaudra le déplacement sera le duel annoncé entre le local que je suis et le pyrénéen Jabato, encore tout à sa joie de m'avoir fait son coup favori au marathon de Zaragoza. Cette passe d'arme ne risque pas d'enflammer la course, encore moins en ce moment, mais la tactique annoncée du Jabato de vouloir faire feu de tout bois risque bien de faire quelques étincelles...
Petit récapitulatif du parc Palmer
Les plus
- Sanitaires 24h/24h et parking
- Bien desservi par le tram, pas loin du centre ville et de la rocade
- Idéal pour les côtes, le footing vallonné et le fartlek
- Superbe ballade avec vue sur la vallée de la Garonne et aire de jeux
Les moins
- Pas trop adapté au footing de récup et aux séances de vitesse
- Les travaux actuels du futur pôle culturel et de spectacle de Palmer coupent et défigurent le parc
05 novembre 2008
Footing vallonné à la Burthe, Floirac
Après avoir commencé par le parc du Loret, place au domaine de la Burthe à Floirac. Déjà que j'aime bien y faire mes footings, je lui ai découvert un super ambassadeur en y croisant un ancien recordman de France du 5000m.
A 15 minutes de la place de la victoire
Le domaine de la Burthe présente l'avantage des plaines de sport de la rive droite, à savoir d'être relativement facile d'accès depuis le cœur historique de Bordeaux. Il est d'une part rapidement accessible par la sortie 24 de la rocade (à droite, puis encore à droite au rond-point) et d'autre part, à 5-10 minutes de voiture du pont Saint Jean (voir itinéraire).
On y accède par une plaine de 6 hectares composée de terrains de jeux et d'un centre équestre. Ce plateau sportif est ceinturé au sud et sur ses cotés par une forêt de 60 hectares. Autant dire qu'il y a de quoi faire.
Le plateau sportif
Un bon plan est de commencer par tourner tranquillement autour des deux terrains de football contigus, le sol y est très souple et l'herbe rase: il n'y a rien de tel pour se réveiller en douceur. On peut également y trouver son bonheur pour faire des lignes ou du fractionné type 30/30 ou 1/1.
Plus généralement, ce plateau est certes plat autour des terrains mais aussi "ondulé" à ses alentours immédiats. Il offre la possibilité d'effectuer du rythme avec des petites bosses, des passages techniques et de multiples relances. Il est donc assez interessant pour effectuer du fractionné cross ou du fartlek.
La forêt
Si on prend la direction de la forêt en suivant le chemin principal qui longe les courts de tennis, nous restons à sa périphérie. C'est un long faux plat descendant et ombragé qui vous conduit jusqu'à un abreuvoir (km 2-3). En continuant tout droit, changement de décor, vous arrivez au bord de la rocade. Le cadre est beaucoup moins bucolique et surtout, plus bruyant. Mais si vous souhaitez éviter les côtes de la forêt, vous en serez quitte pour ce long faux plat montant qui vous conduira jusqu'au plateau (km 3-4).
En revanche, si vous décidez de vous enfoncer dans les bois, c'est l'assurance d'une belle partie de mollets. Les côtes sont longues et belles. Et il y a tellement de chemins de part et d'autre de la forêt et autant de possibilités de remonter vers le plateau et/ou de redescendre que je ne vais pas m'amuser à les décrire. Tout au plus vous indiquer que le coin derrière le centre équestre est assez sympa. Dans tous les cas, nous sommes sur un terrain de jeu adapté aux séances de fartlek, au fractionné cross, aux footings vallonnés et aux séances de côtes.
Récapitulatif
Les inconvénients:
- une forêt à éviter par temps pluvieux si vous n'aimez pas la boue...
- la forêt est un peu isolée pour les filles seules
- le bruit de fond de la rocade est permanent
- le parcours est un peu exigeant pour les footings de récupération
Les avantages:
- parkings et points d'eau, sanitaires généralement ouverts aux heures des sports collectifs.
- beaucoup de possibilités de séances et parcours peu roboratif
- sympa pour courir pendant que la famille se promène vers l'aire de jeux et le centre équestre.
28 octobre 2008
Fartlek au Loret
Une première rubrique
Tout coureur à pied se préoccupe souvent de savoir où il va bien pouvoir aller se défouler. Dans une agglomération comme celle de Bordeaux, cela est d'autant plus vrai qu'il faut prendre en compte une circulation et des temps de déplacement assez variables. Sans compter la nécessite d'avoir sous les pieds un terrain adapté à la séance programmée. Autant que cela soit utile, je vais essayer de temps à autre de décrire un endroit que je fréquente ainsi que son intérêt. Aujourd'hui donc, le parc du Loret à Cenon.
Un accès rapide depuis le centre ville de Bordeaux
Pour en avoir fait l'expérience, une personne habitant au centre ville de Bordeaux aura tendance à négliger la rive droite devant un pont de pierre souvent encombré et les interminables feux de l'avenue Thiers. Pourtant, il suffit de traverser la Garonne par le toujours fluide pont Saint Jean et en maximum 15 minutes de voiture, trois jolis parcs s'offrent à vous.
C'est ainsi que le parc du Loret à Cenon est à 10 minutes de voiture des quais de paludate en passant par la côte de Monrepos et à même pas 5 minutes de la rocade, sortie 25. De plus il est également accessible en tram (ligne A, arrêt Jean Zay, juste derrière le château d'eau).
Outre des terrains de foot et un petit sous bois, ce parc assez discret abrite les locaux de la radio locale des hauts de Garonne, O2. Il a tout récemment été le théâtre du 1er cyclo-cross de la ville de Cenon, qui a vu la victoire d'un des meilleurs spécialistes français, le sud girondin d'Auros, Arnaud Labbé, par ailleurs professionnel chez Bouygues Télécom.
Un parcours varié mais usant
Ce parc n'est pas bien étendu, la boucle tracée sur la carte fait approximativement 2km. La première partie du parcours est souple à travers les pelouses et assez ludique avec des petites bosses et des relances au milieu des arbres. On peut ensuite allonger la foulée puisque cela descend légèrement vers le fond du parc avec des appuis stables. Malheureusement, cela ne dure pas bien longtemps car la retour vers les terrains de foot se fait sur des "champs de patates" (au niveau du km1), ce qui a pour effet de casser le rythme et d'obliger à se concentrer pour garder un équilibre moteur. Arrivés sur l'herbe rase des terrains de foot, place au rythme mais les possibilités de relance sont légions (petite butte, virages en épingle). Enfin, ce parcours se termine par une ligne droite de 200m.
Vous l'aurez compris, c'est un vrai parcours de cross-country. Il n'y a pas vraiment de grosse difficulté, quoiqu'il y ait la possibilité de rajouter une belle butte en descendant tout au fond du parc, mais à la longue, il est assez usant. C'est pourquoi c'est un terrain intéressant pour les débuts de saison, où il s'agit d'adapter progressivement les organismes et les guiboles aux rythmes et aux appuis changeants du cross.
Il est donc plus intéressant d'utiliser ce parcours pour y effectuer du fractionné allure de course ou du fartlek. On peut également y faire des 30/30 sur les terrains de foot contigus ainsi que des footings. Mais surtout cela demande d'être un minimum entraîné pour ne pas trop subir le terrain.
12 octobre 2008
Le bon goût d'Aquitaine vu par mon chien
Juste un petit mot pour vous dire que j'ai passé un week-end d'enfer. Pendant trois jours, à 200 mètres de chez moi, se déroulait le marché du bon goût d'Aquitaine. 250 exposants, il paraît même que c'est le plus grand de la région.
Moi qui aime arpenter les marchés, je n'allais certainement pas me gêner. Vous imaginez pas le plaisir que j'ai pris à me promener devant les stands de jambons, saucissons, pâtés, foie gras, magrets, fougasses, brioches, fromages....
Mais là où j'ai vraiment kiffé ma race, c'est au stand des poules et des lapins vivants. Ma préférée: la poule saumonée, c'est d'un raffinement...
Vraiment super ce marché, mon quartier de la Bastide a pris de belles couleurs pendant tout le week-end. Juste dommage que je n'ai pas réussi à m'échapper la nuit pour un petit casse croûte... Il me tarde déjà l'année prochaine.
Ugolin
Découvrez François Morel!

