Le sportif imbécile

Et pourquoi tu cours ?

30 avril 2009

Le roi du calembour

la_fine_bouche_ritCinq jours après, j'en rigole encore. De quoi ? De cette bonne blague de Portos qui a du vivre un grand moment d'anthologie sportive devant la finale de la coupe de la ligue Bordeaux-Vannes. N'ayant pu voir le match, c'est lui qui m'a appris le scénario par un sms envoyé à très exactement 21h41, à l'heure où les girondins célébraient déjà leur 4ème but. Voici le contenu du message, court mais on ne peut plus explicite:

Les vannes sont ouvertes

Sacré Portos! Je n'ai aucun mal à l'imaginer pété de joie devant son écran en train de me "textoter" sa trouvaille... Aussi, je me suis dit que le nouveau roi du calembour meritait bien un hommage appuyé avec la photo de cette belle boucherie bordelaise, sise porte Cailhau. Non content d'être un poète , ce boucher à l'ancienne nous gratifie de temps à autre de ses recettes et autres astuces de cuisson sur son blog de La fine bouche rit. C'est juste dommage que son activité ne semble pas lui laisser le temps d'y traîner plus souvent. Faut dire aussi qu'un boucher blogueur, ça ne court pas les rues.

Et sinon, j'en ai une autre pour finir de fêter la blague à Portos. L'autre jour, j'ai emmené mon petit poucet chez un pédiatre qui répondait au doux nom de Monsieur Logre. Si ce n'est pas de la fine boucherie ça...

Illustration: Nicolas G. de Nicodiz

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22 avril 2009

Les vacances, c'est pas du cinema

Les Midi Pyrénées crèvent l'écran

Grandiose...Époustouflant...Carrément phénoménal...Ce ne sont pas les mots qui me manquent pour commenter  ma découverte de la campagne de valorisation de ses grands sites touristiques de la région Midi-Pyrénées. Faut dire aussi qu'il y a de quoi rester le cul collé à sa chaise avec des images, un son et une mise en scène dignes du septième art.
Les vidéos visibles sur le site Internet Grands sites de Midi Pyrénées sont on ne peut plus convaincantes: je met ma main à couper que vous serez pris d'une irrésistible envie de partir à la découverte de ces petits coins qui sentent bon le sud ouest. J'espère d'ailleurs que la vidéo du Pic du midi donnera quelques idées à mon sherpa attitré afin qu'il pense à préparer le terrain pour une prochaine sortie montagne. A condition bien entendu qu'il n'oublie pas de rester à ma hauteur...

La Gironde s'y met aussi

Ceci vu, il faut croire qu'en ces temps d'incertitude économique, rien n'est trop beau pour aguicher le touriste en goguette. C'est ainsi que le conseil général de Gironde met les charmes du département en vapointg2leur à travers la campagne "En Gironde, a chacun son point G". Outre un jeu de mot pour ainsi dire très recherché, cette campagne  fait de l'internaute lambda son acteur principal en lui offrant la possibilité de positionner son point G sur le site www.trouvezvotrepointg.com. Chacun d'entre nous peut ainsi placer un curseur sur un lieu qui lui tient à cœur et en décrire ses attraits. Séduit par l'idée de cette carte touristique collaborative, je me suis laissé tenté par une courte description de la place Calixte Camelle, celle là même où mon petit fait ses gammes de sportif imbécile. Et si j'ai bien l'intention d'y décrire mes coins pour courir, je vais quand même veiller à ne pas rester trop longtemps sur ce genre de sites. Parce que ce serait vraiment trop naze de passer des vacances virtuelles...

18 avril 2009

J'ai la patate chaude

Et non, il ne s'agit pas d'une de mes blagues à trois balles. Et encore moins la conséquence de ma première semaine d'entraînement consistante depuis le mois de janvier puisqu'elle a aussitôt été suivie d'une autre un peu moins convaincante...

patateschaudesSanji le traître

C'est plus simplement la faute à Sanji, de Courir c'est pour les nazes. Ce spécialiste bordelais des technologies de course à pied m'a refilé cette patate chaude qui porte bien son nom. L'exercice est pourtant assez puéril: il consiste à évoquer librement sept choses assez personnelles. Puis, comme toute patate chaude qui se respecte, il faut ensuite renvoyer la politesse à sept autres blogueurs. L'intérêt est bien évidemment de se faire découvrir d'autres horizons virtuels. Si l'exercice me rend un poil nerveux, j'avoue que je suis un peu flatté que Sanji aie pensé à moi. Parce que c'est bien la première fois que je suis embrigadé dans ce genre de conneries. Raison de plus pour me montrer à la hauteur...

Mes sept confessions intimes:

  • Un de mes grands plaisirs quotidiens: aller chercher le pain et le journal. C'est tout con mais c'est tout bon.
  • Une des choses que je déteste le plus: me prendre un vent par Jabato à l'entraînement. Dans ces moments là, j'ai carrément envie d'arrêter la course à pied...
  • J'ai le slip de Superman.
  • Mon idole de jeunesse: Jean Amadou Tigana. De tête: il est né à Bamako au Mali, il portait le numéro 14 et a joué entre autres à Lunel. J'ai poussé le mimétisme jusqu'à adopter le même plat préféré que lui, les endives au jambon.
  • Je trouvais que Desperate Housewives n'était rien de plus qu'une sérié américaine à la con pour les gonzesses en mal de mièvreries. Et puis je suis devenu complètement accro...
  • Un jour que je faisais du roller en novice, j'ai voulu épater ma "chère et tendre douce moitié" et mon petit frère en descendant une rampe de skate. Ils se sont bien marrés. Quant à moi, j'ai mis cinq bonnes minutes à me relever.
  • J'ai une particularité anatomique particulièrement extraordinaire qui fait l'admiration de mon entourage: j'ai la plus petite vessie du monde. Même pas la place pour un demi tant et si bien que cela m'est pénible de passer la moitié de mes soirées aux toilettes. 

Mes sept victimes

  • Les deux qui m'ont mis le pied à l'étrier sur ce blog: Jabato et Mic. Deux copains coureurs des vallées d'Ossau et d'Aspe (64). Bien fait pour vos gueules, fallait pas commencer. 
  • Romain de Vue d'en haut. Il est bordelais, il est fou de sport et de tous les médias. Ça donne envie de lui payer un coup à boire.
  • Fred Heas. Il arrive à me faire apprécier les images de synthèse et le design alors que ce n'est pas du tout mon truc.
  • Sia de Madrunner: il vient d'annoncer l'arrêt de son blog et surtout, de la course à pied. Ça rend toujours triste quand on aimait bien y faire un tour à l'occasion. Bon vent à toi et peut être à un de ces quatre.
  • Et enfin, je m'accorde une petite entorse à la règle du jeu avec les Robert Chapatte de ce blog, les commentateurs hors pairs Portos et le Canadien. Ils ont peut être pas ouvert de blog à ce jour mais je leur laisse une carte blanche pour un article sur le sportif imbécile. Ça me fait un peu peur parce que je ne sais pas trop de quoi ils sont capables mais l'idée m'amuse beaucoup. Chiche?

Je m'arrête là parce que je suis foutu de vous sortir une liste de cinquante blogs... Et pour les victimes, je n'ai qu'une chose à vous dire:

Envoyez la purée!

Illustration: Protégeons les patates de Alex et le temps qui passe (licence creative comons)

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01 avril 2009

Bordé de nouilles !

chanceOn croit que c'est toujours aux autres que ça arrive mais quand ça vous tombe dessus, on se demande s'il n'y pas un peu de divin dans tout cela. Depuis les quelques jours que j'ai appris la nouvelle, j'ai beau essayer de m'y faire mais je ne réalise pas vraiment.
C'est que pour la première fois de mon existence, j'ai gagné... le gros lot à un jeu concours. Début mars, en cherchant des idées cadeaux pour l'anniversaire de mes parents, j'avais rempli sans vraiment y croire un bulletin de participation. A gagner: un séjour d'une semaine dans un mobil-home sur la côte Croate, à Dubrovnik plus précisément. Et voilà pas que je reçois un courrier m'annonçant que j'ai décroché le pompon: à moi le soleil et les douceurs slaves cet été. Je vous décris même pas le plaisir que j'ai pris à annoncer cela à ma "douce moitié". Et dire qu'en lieu et place de cette ballade méditerranéenne, j'escomptais lui proposer une rincée en Bretagne...

Alors, vous comprenez bien que je n'arrête pas de me répeter que j'en ai le postérieur bordé de nouilles. C'est pas que je veuille vous mettre l'eau à la bouche mais cette chance insolente, c'en est presque écœurant. C'est d'ailleurs bien pour cela que j'ai choisi cette expression populaire comme titre de mon billet. Et pour s'en persuader, il n'y a qu'à aller jeter un œil sur le blog comptoirs du monde du bordelais Laurent. A lire toutes ces expressions, on y prend une véritable leçon de français digne du San Antonio cher à Jabato...

Illustration: chance sous licence CC de FreeWine

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22 mars 2009

Gagner 15 euros (assez) facilement

turluttesBin ouais je sais, c'est pas très fin. J'aurais pu mettre un peu de poésie pour fêter l'arrivée du printemps. La campagne qui reverdit, la sève qui monte, les jeunes filles en fleurs...:c'est pas les idées qui manquent avec ces superbes rayons de soleil qui te transforment un Jabato en beach boy.
A la rigueur, j'aurais même pu vous raconter qu'en bon doryphore bordelais, je me suis délecté d'avoir vu de mes propres yeux l'Union Bordeaux Bègles croquer une Section Paloise jusque là inviolée sur son terrain (22-27). Et ce, au nez et à la barbe d'un Portos qui ne croyait pas si bien faire en me payant un café au Bar des sports de Navarrenx le matin même. "A la section, ils ont un trou du cul grand comme ça" que j'ai entendu dire en référence à leur invicibilité domestique. Sacrés béarnais qui auront attendu le 21 mars et l'arrivée du printemps pour se faire mettre par de "vulgaires" bordelais. Et après tout ça, qu'on ne vienne pas me les briser si je parle comme une marchande à la charrette de la rue Elie Gintrac...
Et puis ceux qui me connaissent se doutent bien que je n'allais pas garder plus longtemps sous le coude cette photo ramenée d'une ballade dominicale sur le bassin d'Arcachon. Ça c'est du commerçant  et lui au moins il sait comment faire pour occuper le terrain. Si ça peut donner des idées à certains...
Allez j'arrête mes conneries, parce qu'après le chemin de Tirecul, je sens que  ce blog commence à partir en couilles. A partir de maintenant, je vais essayer de faire bonne figure comme Andiamo, un des personnages hauts en couleur du superbe blog collectif Blogborygmes, qui nous assure qu'(il) j'arrête la gaudriole. Foi de bordelais.

14 mars 2009

Du bon vieux rugby à papa

affiche_matchUBBtarbesBelle affiche de pro D2 ce soir au stade Musard où l'Union Bordeaux Bègles reçoit le Tarbes Pyrénées Rugby. Pour sûr que ces deux, pour ne pas dire trois, clubs qui totalisent 11 titres de champion de France aimeraient retrouver leur lustre passé. De ce temps pas si lointain où la logique économique laissait encore un peu de place aux batailles de clochers entre des clubs de villes moyennes. Faut dire aussi que le Stadoceste Tarbais contre le C.A. Bèglais, ça avait de la gueule et ça devait rarement faire dans la dentelle.
Et ce n'est pas l'ambition qui semble manquer aux dirigeants actuels de l'union bordelaise dans un contexte historique et économique pas si évident que cela. En tout cas, on ne peut pas leur reprocher le dynamisme de leur projet et encore moins de vouloir faire (re)venir les bordelais au stade. Parce que s'ils annoncent une collecte de sang dans l'enceinte même du stade, là franchement, je dis chapeau messieurs. Tant qu'à se mettre sur la gueule, autant que cela soit utile...

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19 février 2009

Papa il boit

dessintxungaJ'imagine bien que tous les parents en sont passés par là. Il arrive bien un jour où l'adorable petit à sa maman et à son papa a la langue qui fourche. Surtout lorsqu'il se met à raconter en public ce qu'il n'est pas forcement utile de raconter. Puisqu'après tout la nature l'a pourvu d'une paire d'oeils, de deux oreilles et d'une bouche, ce serait bien dommage de s'en priver. Mais là franchement, je ne pensais pas que du haut de ses 2 ans, mon petit allait inaugurer son palmarès de si belle manière.
C'etait un après midi tout ce qu'il ya de plus ordinaire où je vais le chercher à la crêche. Deux "dames de la crêche" me disent avec un sourire qui en dit long:
"- Ronan, il nous dit des choses.
- Ah bon ?..
- Il nous a dit: Papa, il boit.
- Ouh là...
- Et on lui a demandé: il boit quoi ton papa?
- De l'eau rose..."
Il aurait voulu me descendre de mon piédestal paternel qu'il ne s'y serait pas pris autrement. Moi qui pensais que les chaudes heures du "Gaulois" et de "La lune dans le caniveau" resteraient dans la malle aux souvenirs des F.C Cagouilles. Et je parle même pas de ma buvette La Txunga qui a vu trépasser un nombre incalculable de bouteilles et dont la réputation n'est plus à refaire dans mon sud gironde natal...
Pour me consoler, je me dis que c'est une simple question d'habitude. D'ailleurs, à l'apogée de la Txunga, mon petit cousin alors agé de 5 ans, m'avait gratifié d'un joli dessin qui en disait long. Après tout,  comme dit un proverbe africain vite trouvé sur gogol, "mieux vaut avoir la langue qui fourche que le pied qui trébuche".

Illustration: Nicolas. Du haut de ses 5 ans, notez bien qu'il a pris soin de bien dessiner les doseurs sur le haut de la buvette.

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15 décembre 2008

Je vends mon blog 6 millions de dollars

Ce n'est pas sans quelques regrets que je met ce blog en vente. Mais dans la vie il faut parfois faire des choix douloureux et là, je suis bien décidé à le faire. Et pour ceux qui prendraient mon annonce par dessus la jambe, sachez qu'elle est on ne peut plus sérieuse. C'est qu'avant de la publier, j'ai bien pris soin d'évaluer la valeur du Sportif imbécile sur le très sérieux site Web Valuer.

Cet outil, dont j'ai pris connaissance par le biais du sympathique blog de Sylvain Drapeau, vous donne une estimaton du prix de vos sites ou blogs. Cette valeur serait calculée en fonction du nombre de visiteurs et de pages consultées ainsi que des revenus publicitaires. Pour l'obtenir, il vous suffit de taper votre url dans une barre de recherche. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le sportif imbécile est estimé à très exactement 6 060 699 dollars. Bien loin devant les cadors de la blogosphère française que sont Presse Citron (41 000$) ou Loïc Le Meur (73 896$)...
J'ajouterais que mon prix n'est pas négociable: je vous met au défi de trouver plus cher que moi même si je ne rembourse en aucun cas la différence. Tout au plus, je consens à vous faire cadeau de ma voiture. A bon entendeur...

Webvaluer3

Trêves de conneries, même s'ils précisent bien que l'estimation est une science inexacte, ils ont encore du boulot chez Web Valuer pour affiner leur analyse...

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09 décembre 2008

Bordeaux au pied de sa montagne

El camino del Rey

Pas plus tard que ce week-end, je suis tombé sur cette vidéo d'une sortie montagne un peu casse gueule: el camino el Rey. Visiblement, elle a eu un gros succès sur la toile et il faut dire qu'il y a de quoi. Plus que le chemin en lui même, c'est surtout le numéro du cameraman-équilibriste professionnel qui est épatant. Si j'ai pas resisté à l'envie de la publier, je ne vais pas trop me fouler le poignet en vous disant d'aller voir Chez Luc et dans le Journal du Trek si vous voulez plus d'infos sur ce sentier espagnol, près de Malaga.

Tous les chemins mènent à Rome...évidemment...

J'ose espérer que le hasard fait bien les choses et que nous aurons droit à la même ascension ce soir devant le match Rome-Bordeaux. Tout le monde sait que pour vaincre la Roma et continuer leur quête des sommets européens, les girondins n'ont d'autre choix que de se sublimer et de prendre le risque de se brûler les ailes.

Je ne sais pas mais à l'heure qu'il est, très exactement 19h20, je sens comme un parfum de grand soir flotter dans l'air. C'est que j'ai bien envie de revivre une grande épopée européenne digne de 96 et surtout, d'accompagner Tony au Camp Nou, le stade mythique du Barça. J'espère seulement que ce n'est pas l'ivresse des sommets qui me monte à la tête sans quoi je connais quelques montagnards pour me rallier dès la fin du match...

Vidéo: brightcove

27 novembre 2008

Bordeaux-Chelsea: 60 euros de bonheur

En annonçant d'entrée le prix que j'ai payé pour assister à cette affiche de gala, on pourrait croire que je suis aigri d'avoir déboursé autant. Surtout pour un match diffusé en direct sur TF1...

place_bxchelsea

Je vais me mettre des oursins dans les poches

C'est sûr que 60 euros, ça fait un peu mal par là où ça passe. A l'évidence, les organisateurs ne se sont pas beaucoup gênés sur les tarifs et je me serais bien passé d'engraisser cette pompe à fric infernale qu'est le football. Mais il y a de ces jours où ça m'est difficile d'être raisonnable. Ce n'est pas que le seul fait de voir les Lampard, Drogba, Cole et consorts à l'œuvre ait pu me faire foncer tête baissée. A ce prix là, je pense qu'il y a bien mieux à faire et à la limite, je m'en fous presque. Mais ce qui m'a décidé avant tout, c'est d'aller AU match, ce spectacle dont on ne connaît pas l'issue. Surtout que là, l'enjeu et l'adversité sont tellement forts qu'on se sent prêt à tomber les armes à la main pour son équipe.

C'est bien vrai aussi qu'aller au stade, c'est toute une histoire et bien souvent, on tombe dans la marmite tout petit. Ça commence toujours avec papa et tonton par une expédition aussi mémorable que le nombre de sandwichs préparés par maman. Ça reprend vers la quinzaine d'années où on est intrigué par tout le tintouin identitaire des virages et des groupes de supporters. Vers 25 ans, ça se calme parce que forcement, la vie de couple, ça ouvre de nouveaux horizons. Et puis la routine aidant, on rechute lamentablement aux alentours de la trentaine en compagnie de son beauf ou de ses vieux copains. Et il est inutile d'ajouter qu'on attend impatiemment que le petit soit assez grand pour l'embrigader amoureusement à son tour...

Alors, pensez vous bien que se faire un gros match de temps en temps, c'est un plaisir égoïste et assez enfantin. Va donc pour une place en tribune de face avec Tony, un presque beauf avec lequel j'ai partagé  pas mal d'heures de vol au stade, dont un mémorable Roumanie-Portugal pour la coupe du monde de rugby.

Préparation psychologique

S'il y a bien une chose qui ne doit pas être négligée, c'est l'avant match. Faire monter la pression deux trois jours à l'avance à force de Sud-Ouest et de L'Equipe, c'est déjà un bon début. Ensuite, trois heures avant le coup de sifflet, il est tout aussi important de se livrer à une analyse rigoureuse des forces en présence devant quelques bières et des sandwichs. Tout ça pour se mettre d'accord sur une chose: "on va les niquer ces pédés d'anglais".

J'en conviens que c'est un peu léger comme analyse mais en même temps, ça fait partie du folklore du foot. C'est un sport de contact, un sport viril. Alors du coup, la meilleur façon d'influer un tant soi peu dans cette guerre ritualisée, c'est bien de remettre en cause la virilité de l'adversaire. Ce n'est peut être pas par  hasard que les commentateurs sportifs parlent de "déflorer la marque" et de "pénétrer la surface"... Mais quand le fils Nicollin, président du club de Montpellier, s'y met à son tour avant le derby contre Nîmes, c'est le folklore assuré. Aussi, je vous invite à aller lire l'article "Au 34ème degré" sur le superbe blog Tertulia Sporting Club (et au passage, lisez bien l'URL de la page...).

C'est mieux qu'à la télé quand même

Pour en revenir à notre guerre des boutons, nous avons eu le plaisir de se faire gentiment agresser par une horde d'anglais assez joyeux dans le tram. Puis, après une dernière mise au point tactique devant quelques bières, nous sommes finalement rentrés dans l'antre sacré pour constater effectivement, se retrouver au premier rang des tribunes ça fait bizarre. Pas de vue d'ensemble sur le jeu mais à hauteur d'homme, on se rend vraiment compte de la vitesse et de la qualité technique des joueurs. Le centre de Gourcuff arrêté par Cech devant la tête Chamakh, je l'aurais trouvé anodin à la télé. Et pourtant, les trois ont joué leur coup à la perfection.

Moins rigolo, c'est la steadicam qui nous a bouché une partie de notre angle de vue pendant tout le match. Ça fait toujours bizarre de se dire que tu as payé 60 euros et que ce gars filme pour le confort de millions de téléspectateurs. Surtout qu'il dispose d'une caméra mobile... Tu prends sur toi, ça fais partie du jeu mais là où c'est moins drôle, c'est que les personnes en fauteuil roulant juste au dessous de notre rang n'y voyaient plus grand chose. Devant leur mécontentement, la seule réponse qu'elles ont obtenu a été un "ça suffit! j'y peux rien moi..." Chouette réponse et p... de logique économique qui nous tiens par les c... Enculé va!

Et sinon, concernant le match à proprement parler, pas grand chose à dire à part que ça jouait bien et qu'on a eu notre dose d'émotions. Surtout que Gourcuff nous a gratifié de sa roulette juste sous nos yeux. Par contre, je n'avais pas payé 60 euros pour voir ce c... d'Anelka profiter de cet angle de vue pour marquer son but. Ni d'ailleurs pour que Tony célèbre le but de Diarra par une bordée de coups de poings dans mon dos. Mais c'est sûr, dans ce genre de match, il se passe tellement de choses autour qu'on ne s'y ennuie pas. Et si vous souhaitez vous pencher un petit peu plus sur ce bouillonnement populaire, je vous conseille vivement de lire ce livre: Le match de football, ethnologie d'une passion partisane à Naples, Marseille et Turin. Une bible pour qui aime aller au stade.

Bon, c'est pas tout mais d'içi le 9 décembre, va falloir se préparer à une nouvelle bataille pour aller chercher la qualification contre la Roma de Totti. Je sais pas pourquoi mais moi je le sens bien ce match..

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