Le sportif imbécile

Et pourquoi tu cours ?

05 avril 2009

La team superbock à l'assaut de la transat BPE

carteParcours_transatBPE2L'affaire faisait l'objet de nombreuses tractations depuis quelques semaines. Elle a fini par se décanter à l'avant veille du départ de la transatlantique BPE à la voile Belle île en mer-Marie Galante. Sous l'insistance du sponsor, le limonadier portugais Super Bock, les navigateurs virtuels Portos 64 et le sportif imbécile que je suis, avons décidé de faire cause commune dans cette nouvelle course au large organisée par Virtual Regatta.

L'objectif est à la hauteur des ambitions placées dans cette union: être en mesure de rester au contact de la tête de la course et advienne que pourra. Nul doute que pour cette entreprise, nous ne serons pas de trop pour analyser les fichiers météo et prendre les quart à tour de rôle. C'est qu'à l'inverse du Vendée globe virtuel, cette transat se déroule sur un laps de temps plus réduit, un mois tout au plus. Inutile de préciser que la course se jouera sur des détails et qu'il s'agira avant tout de déjouer les pièges de l'atlantique nord pour attraper les alizés, véritables autoroutes des mers pour rejoindre les îles antillaises.

La course est partie ce dimanche à 15h et à l'heure actuelle les concurrents se tiennent dans un mouchoir de poche. Pour l'instant, il s'agit surtout de choisir la meilleur option possible avant d'amorcer la descente de l'atlantique car il faudra ensuite assumer ses choix météo jusqu'à l'arrivée. La team superbock navigue, elle,  à la 12 000 ème place et ce, malgré un départ catastrophique par la faute d'obligations dominicales prolongées... Première erreur préjudiciable mais pas insurmontable. Un fino pour la route?

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26 mars 2009

Je veux être champion du monde

petitcoureurssepiaÇa y est, après moult tergiversations, j'ai trouvé le véritable objectif de mon été. Celui pour lequel je n'ai pas peur d'annoncer la couleur: me qualifier pour la finale du championnat du monde de billes. Rien que ça. Et pour ceux qui ne connaîtraient pas les règles de ce sport d'été, cela consiste à pousser sa bille sur un circuit de sable au profil tourmenté, avec un petit coureur cycliste pour indiquer sa position. Et si les finales françaises et mondiales se déroulent traditionnellement fin août à Royan, il faut s'y qualifier dans le cadre d'une des nombreuses étapes du mondial 2009.

Ça tombe bien, une étape va très bientôt être organisée sous le giron de la communauté des communes de Montesquieu en Gironde. Selon ce que j'en sais, elle se déroulera du 31 mars au 04 avril ainsi que les 6 et 7 avril sur le parking du Leclerc de Léognan. Et à défaut d'en être, il y a aussi moyen d'aller traîner avec son sac de billes sur une des étapes charentaises toutes proches cet été.

Si j'espère enfin pouvoir en découdre, c'est que depuis près de 30 ans que cette manifestation existe, j'ai eu le temps d'en entendre parler via Sud Ouest. Il faut dire aussi que je passais des après midi entiers à jouer aux petits coureurs avec, s'il vous plaît, des obstacles en plâtre fabriqués par un oncle bienveillant. J'allais même jusqu'à noter mes classements sur un petit cahier, empruntant le nom des champions avec une nette préférence pour les consonances flahutes.

Et ce jusqu'au passage en 5ème, qui a été fatal à mes jeux d'enfant. Je me souviens bien d'avoir honteusement rechuté à 14 ans un mercredi après midi que j'étais seul à la maison. Mais je m'étais alors promis de raccrocher les billes, histoire d'entrer pour de bon dans la cour des grands. C'est bien ce qui m'amuse dans l'histoire: presque 20 ans plus tard, j'ai de nouveau envie de me rêver champion du monde un jour. De billes certes, ça a peut être moins de gueule mais ça le fait quand même... Il y aurait quelques volontaires pour m'accompagner ?

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03 mars 2009

Virtual Regatta: le retour à la terre

arriv_eVGEnfin! Depuis très exactement 113 jours 18 heures et 25 minutes que j'avais pris le large, que je naviguais avec du bleu à perte de vue, j'ai fini par boucler ce p... de Vendée globe virtuel dans la nuit de lundi à mardi. Alors, imaginez bien que c'est avec une banane jusqu'au ciel que j'ai déclenché mes fumigènes sur le pont pour rentrer triomphalement au port. Un peu déçu quand même par le peu de monde présent pour m'accueillir à cette heure tardive...
Mon classement final? 71 940 ème, bien loin de la 50 000ème place que j'espérais accrocher au Cap Horn. Et pourtant, ce n'est pas faute de m'en être approché puisque à l'attaque du pot au noir, j'étais 54 000ème avec le 49 000ème à portée de voiles. Mais j'ai tenté le diable en voulant passer dans un trou de souris: n'est pas Desjoyeaux qui veut et la nasse s'est refermée sur moi...
Je ne vais pas faire la fine bouche, j'ai pris un pied marin à naviguer tous les jours même s'il faut reconnaître que la remontée de l'Atlantique était un peu longuette. Mais surtout, j'ai fini devant le plus bazadais des ossalois, Jabato, pas bien loin de me griller la politesse. Quant à Tony, partit trop longtemps après nous, il est tout simplement énorme sur son deuxième bateau puisqu'il m'a mis plus de 1600 km dans la vue...
Et pour ceux qui regrettent de ne pas avoir participé à ce Vendée globe virtuel, de prochaines régates, plus courtes, vont bientôt partir: une transatlantique Sénégal-Guyane à la rame le 8 mars, une transatlantique  monocoque Belle île en mer-Marie Galante le 5 avril et enfin le 1er avril une regate en plusieurs maboeufdebazasnches, la course croisière Edhec (6000 euros de prix). On remet ça?
Mais avant de replonger dans le grand bain, après toutes ces semaines passées à manger des aliments lyophilisés, je n'ai envie que d'une seule chose depuis que j'ai posé un pied à terre: une super bock avec des frites accompagnées d'une belle entrecôte pour moi tout seul. De boeuf bazadais, ça va de soi...

10 février 2009

La possibilité d'une île

echouage"Mille millions de sabords, mais qu'est ce qu'elle foutait là cette île?". Capitaine Haddock,alias Portos, ne pouvait pas mieux résumer le sentiment qui m'animait devant l'étendue des dégâts. C'est juste que "Cornichon dîplomé", mon deuxième bateau sur Virtual Regatta, a lamentablement échoué sur une minuscule île perdue au milieu de l'océan, quelque part au sud de l'Australie. Et pour cause: elle est tellement petite que je l'ai confondu avec une flèche de vent. Je n'aurais jamais cru que mon bateau porterai aussi bien son nom, skippé qu'il est par un descendant de marins (pour les sceptiques, demandez donc à ma mère..). Surtout qu'il raillait il y a quelques mois de cela un Jabato malheureux dans la traversée des îles du Cap Vert. Mais lui au moins avait l'excuse de débuter et, surtout, de s'être fié à un routeur fantaisiste. Si ce n'est pas se mettre le compas dans l'œil...
Pour mieux comprendre le pourquoi d'un deuxième bateau, un petit retour en arrière s'impose. Voici cinq jours de cela, Tony me lance un défi: inscrire un deuxième bateau sur Virtual Regatta, histoire de partir en même temps et de se battre à "armes égales". Mais je ne savais pas que ce fieffé malin qui n'a pas son pareil pour descendre les escaliers avait déjà chauffé quelques collègues pour se tirer des bords. De fil en aiguille, on est maintenant pas loin d'une petite dizaine à régatter commes des chiffoniers, juste pour n... les autres.

A l'heure qu'il est, il faut bien reconnaître que mon Cornichon diplomé ne fait pas bien mal. Quant au capitaine Haddock, il domine la flotte de la tête et des épaules devant Jéré 64 et Jeanphilsafile. M'est avis que le capitaine devrait en profiter pour ouvrir les paris...

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21 janvier 2009

Virtual regatta: Cap Hornier!

                                                             Après un mois de scap_hornierilence radio, c'est dans un océan de bonheur que je fais mon retour sur le blog du sportif imbécile. Certains d'entre vous savent que depuis début novembre, je lutte chaque jour pour boucler mon Vendée globe virtuel à la meilleure place possible. Et depuis la nuit dernière, j'ai l'insigne honneur de faire partie de cette caste de marins durs au mal à qui on ne la fait pas, les cap horniers.
Je n'irais peut être pas jusqu'à me vanter d'avoir une femme dans chaque port mais je n'allais certainement pas louper l'occasion de fêter ça. Car en petit malin, j'avais pris soin d'embarquer le necessaire: champagne et foie gras préparé par ma belle mère. Inutile de vous dire que j'ai savouré mon bonheur.
Et pour ceux qui auraient quelque chose à redire de mon rasage, je leur ferai simplement remarquer qu'entre deux manoeuvres il n'est pas toujours aisé de trouver le temps de s'occuper de sa barbe.
Pour la petite histoire, Je suis actuellement 71 000 ème sur 277 000 et surtout 700km devant Jabato, ce qui reste à mes yeux le plus important malgré mon "secret" espoir de terminer dans les 50 000 (ce qui chaque jour devient de plus en plus difficile). Quant à Portos, parti de très loin, il a opéré une superbe remontée et il navigue actuellement aux alentours de la 130 000ème place malgré un récent et sévère coup de mou.

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03 décembre 2008

Vendée globe virtuel: les sabots d'Hélène

Il n'y a pas que dans l'atlantique sud que l'ambiance se fait studieuse autour des cartes méteo. Alors que Loïck Peyron vient de se jouer en leader de l'anticyclone de Sainte Hélène, les skippers du Vendée Globe virtuel en sont quitte, eux aussi, pour une belle prise de tête.

Passer la porte au bon moment
Les données du problème sont bien simples: avant de laisser dans le dos le cap de Bonne-Espérance et basculer pour le grand surf de l'océan indien, il faut passer l'une des cinq portes obligatoires du parcours: la porte de l'atlantique. Mais là où les choses se compliquent, c'est qu'un phénomène météo local joue les essuie-glaces devant la dite porte. Il ne va pas sans dire qu'il faut profiter d'une fenêtre météo favorable pour contourner cet anticyclone de Sainte Hélène et ne pas s'engluer dans une pétole monstrueuse.

Jabato vs sportif imbécile: le combat continue

vg_heleneAprès avoir dans un premier temps fait le choix malheureux d'une route à l'est en longeant les côtes africaines, j'ai repiqué vers l'ouest pour profiter de vents plus favorables. Aujourd'hui, je suis à trois-quatre jours de navigation de la porte, bien aligné en face. Mais si le cœur de l'anticyclone se trouve pour l'instant sur ma route, il devrait logiquement dans les heures prochaines s'écarter vers l'est. Ce qui devrait théoriquement me permettre de passer dans le chas d'une aiguille et, qui sait, me gratifier d'une réputation d'anguille des mers. Rien que ça...

Quant à Jabato, après s'être débarrassé d'un routeur fantaisiste, il semble aujourd'hui avoir trouvé une course à sa mesure. C'est que ce madré sanglier a pris le temps de s'écarter vers les côtes brésiliennes pour foncer aujourd'hui à 30km/h sur les portes. Espérons pour lui que l'anticyclone ne s'invite pas au dernier moment sur sa route, ce qui l'obligerait à descendre bien au sud et remonter plein vent pour passer les portes.
Mais je n'oserais pas remettre en doute ses choix, lui qui est parti avec plus de 1000km de retard sur moi et n'en accuse plus que 400 à ce jour. Et mon avance ne cesse de fondre comme neige  au soleil depuis qu'il danse la samba au large du Brésil...

Du msortie_voilier_084onde au balcon

Si on s'amuse bien sur ce Vendée Globe Virtuel, nous ne sommes pas les seuls puisqu'il y aurait la bagatelle de 170 000 concurrents. Et il est encore possible de mettre les voiles avec un léger handicap sur le reste de la flotte.
Ce n'est donc pas surprenant si la bataille fait rage en tête. Free Bearn, béarnais exilé à Bordeaux, me l'a confirmé lors d'une vacation radio: le moindre degré compte et sa 3ème place ne lui permet pas le moindre relâchement. Avec 10 000 euros de prime au vainqueur, je veux bien le comprendre.

Et s'il y a un concurrent qui est de bon conseil, c'est bien Sebastien Destremau, actuellement 5600ème. Non content de nous commenter le vrai Vendée Globe sur son blog, ce skipper nous éclaire en professionnel endurci sur les pièges et options météos de la course virtuelle. Mais il faut croire que l'expérience ne suffit pas pour tirer son épingle du jeu. Il paraîtrai qu'aux alentours de la 5000ème place, un bateau skippé par une place de CM1 serait lancé à la poursuite de celui de sa maîtresse.
Pas de quoi pavoiser en tout cas avec ma 68 116 ème place...Et raison de plus pour retourner plancher sur ma table à cartes afin de mieux étudier les caprices de la belle Hélène...

J'oubliais, pour suivre le Vendée Globe sur un Vendée Blog, allez voir le blog Pays des Olonnes 85


Découvrez Georges Brassens!

Posté par Air 1 à 20:48 - Le bac à sable - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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