Enfin! Après 3 mois d'absentéisme forcené, j'ai retrouvé le chemin du stade. Ce n'était pourtant pas bien loin, ni bien compliqué. Mais depuis que j'avais décidé de courir à la carte, je commençais à me demander si j'allais finir par y remettre les pieds avant l'été.

Rendez vous avec Maître chrono

piste_athletismeCe matin là, je ne me suis pourtant pas levé dans une forme et encore moins dans une humeur exceptionnelle. Mais à moins d'une semaine des interclubs, il m'était préférable de refouler le tartan au moins une fois ou deux avant l'échéance, histoire de me rassurer ne serait-ce que sur mes capacités à franchir la ligne d'arrivée... C'est que depuis que j'avais pris la clé des champs, j'effectuais certes une séance de vitesse par semaine mais tout à la sensation et sans aucune référence de distance: des 30/30, des 1/1, des 1/2/3/2/1, etc... Et pas la moindre envie de m'etalonner sur une piste.

C'est donc comme guidé par un instinct de survie que j'ai commencé à trottiner sur la pelouse de Cenon Palmer. J'avais comme l'impression d'être anesthésié, imperméable à toute sensation. Je m'étais seulement mis en tête d'aller au bout de ma séance: 10x400m relâchés avec 1 minutes de récupération. J'ai même abrégé mon échauffement pour entrer plus vite dans le vif du sujet. Quelques étirements et trois lignes droites plus tard, j'étais alors prêt à m'envoyer le morceau. Et si je me présentais à la hussarde sur la ligne de départ, je n'ai pas pu faire l'économie d'une brève sensation de vertige au moment d'enclencher mon chrono. Tel un aventurier, j'appuyais aussitôt sur ce foutu bouton et lançais mon pied dans le vide.

Un sale quart d'heure plus tard

interclubs2008Je trottine à nouveau autour de la pelouse, la tête et les jambes engourdies par l'effort. Je me sens déjà comme apaisé d'avoir parcouru tout ce chemin. Ce n'était donc pas si compliqué que cela d'affronter la vérité du chrono. Surtout qu'avec des 400 en 1'15-1'13, j'ai pu constater que mes petites séances en nature m'auront permis d'entretenir la condition.

Pour le relâchement, on repassera. J'étais quand même un petit peu juste dans les 30 derniers mètres. Alors, je me suis arrêté après le 6ème... J'en suis pas spécialement fier mais je n'avais pas particulièrement envie de finir comme un bourrin. Du coup, je ne vais  surtout pas trop m'enflammer à quelques jours d'un 5000m ou d'un 3000m steeple: moins de 17' sur le premier ou 11' sur le deuxième me remplirait d'aise. Pour le reste, il faudrait déjà que je pense à revenir au stade. Et ça, c'est une autre histoire...

Photos: Piste athlétisme de Coasterman et le sportif imbécile: USCRD Athlétisme